French presidential election

Richard Fidler rfidler at cyberus.ca
Mon Apr 22 07:38:40 MDT 2002


A few things to note about the French election results.

1. The defeat of Jospin was the defeat of the governing legislative
coalition. The five currents that have been associated in government over
the last five years saw their overall results fall by 9 points from the
legislative elections of June 1997, to 32.7% of the popular vote. This is
comprised of the Socialists (16% +); the Communist party (3.5%); J-P
Chevènement, a dissident Socialist (5.3%); the Left Radical Christiane
Taubira (2%); and the Greens (5.3%). With the SP out of the running on the
second round, May 5, this would appear to mark the end of the Union of the
Left experience that effectively began right after May 1968, when Mitterrand
began constructing a coalition of major left parties with the Left Radicals.

2. The results are devastating for the French CP (PCF): their 3.5% is their
lowest score since the 1920s, possibly the lowest ever. PCF candidate Robert
Hué did very poorly (less than 10%) in what used to be PCF strongholds such
as Seine-Saint Denis.

3. The three presidential candidates from the Trotskyist tradition polled
over 10% of the vote, three times the PCF score. What this represents in
terms of a real shift within the broad workers movement I don't know. The
legislative elections in June will tell us more.

4. The Green vote is about half what Dany Cohn-Bendit registered for the
Parti des Verts in the 1999 European elections.

5. A very high abstention rate, well over 30%, which is very unusual in
France.

An excerpt from today's Le Monde follows:

L'AVIS DE DECES DU PARTI COMMUNISTE [Death notice for the Communist party]

Le deuxième enseignement du scrutin est qu'il signe, en quelque sorte,
l'avis de décès du Parti communiste. Avec 3,4 % des voix et moins d'un
million de voix, Robert Hue accumule les records les plus calamiteux pour
son parti. En recul de 5 points et de plus d'un million et demi de voix par
rapport à son score de 1995, il ramène le PCF à un stade groupusculaire
qu'il n'avait pas connu depuis les années 1920. Il achève d'effacer une
histoire de quelque soixante-dix ans qui avait vu le "premier parti de
France", culminer à 30 % au lendemain de la Libération. Tous les efforts de
Robert Hue, depuis 1994, pour tenter de sauver le "Parti", la mutation qu'il
a engagée, la réforme des statuts et la participation au gouvernement se
soldent par un échec cinglant dont on imagine mal comment il pourrait se
remettre.

Tout, en effet, le condamne. Pour la première fois de son existence, le PCF
est largement distancé par l'extrême gauche trotskiste dont les trois
candidats recueillent trois fois plus de voix que lui. Au surplus,
l'exaspération qui s'est exprimée massivement dans les urnes à travers le
vote d'extrême gauche, mais aussi d'extrême droite, témoigne que le PCF a
perdu pratiquement toute crédibilité dans le monde ouvrier qui fut longtemps
sa citadelle et sur le terrain de la protestation sociale et de la défense
des exclus dont il avait fait son credo. Enfin, le contre-coup risque d'être
fatal pour les communistes lors des législatives, tant le PCF paraît laminé
dans la plupart de ses anciens fiefs : le voilà avec des scores inférieurs à
10 % à Nanterre ou à Vénissieux, à La Seyne-sur-Mer ou à Saint-Denis, à
Nîmes ou La Ciotat, au Havre ou à Drancy, partout écrasé par l'extrême
droite. Les communistes étaient parvenu, en 1997, à sauver les apparences et
à renforcer leur poids à l'Assemblée nationale en s'adossant à leurs
bastions municipaux et en profitant à plein de l'union avec les socialistes.
Privés de ces deux points d'appui, leurs 35 députés sortants risquent de
subir une déroute aux législatives de juin.

Les Verts avaient l'ambition, depuis leur accord avec Lionel Jospin en 1997
et grâce à leur participation au gouvernement, de sortir de la marginalité
et de devenir la seconde force d'une gauche rénovée. Maigre satisfaction :
Noël Mamère, avec 5,3 % des voix, fait mieux que tous ses prédécesseurs
écologistes, à commencer par Dominique Voynet en 1995 (3,3 %) ; il franchit
la barre des 5 %, ce qui évite au moins aux Verts, contrairement aux
communistes, une débâcle financière ; enfin il devance effectivement Robert
Hue. Mais, sans même revenir sur l'échec global de la gauche plurielle, le
bilan est tout sauf enthousiasmant. D'une part, Mamère réunit à peine plus
de la moitié des suffrages de Daniel Cohn-Bendit aux européennes de 1999.

full at http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3224--272417-,00.html

Richard Fidler


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